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En attendant Johnnie To…

August 4, 2010

… réécoutons la sublime BO de Sparrow, composée par Xavier Jamaux et Fred Avril. Parce que c’est pas avec le dernier film en date du réalisateur, Vengeance*, que les attentes des cinéphiles vont être comblées.

Cliquez sur l'image pour écouter quelques titres de la BO

On leur pardonne l’énorme faute de goût d’avoir utilisé des sons proches de l’Oriental riff, qui singe les instruments à corde chinois, tant la bande son accompagne à la perfection, tout en légèreté et insouciance, les scènes les plus lyriques du film. La première scène, avec l’oiseau se posant dans l’appartement de Simon Yam, est ainsi une merveille.

L’un des films de Johnnie To les plus beaux esthétiquement, et sans fusillade, un des motifs les plus récurrents et les plus réussis dans son oeuvre. On n’y perd pas au change: les scènes de pickpocketing sont en effet chorégraphiées comme des ballets.

La musique se devait donc d’être à la hauteur. Xavier Jamaux et Fred Avril ont produit une BO aux thèmes mémorables, qui peut s’écouter longtemps après avoir vu le film et évoque immédiatement des images du film dans l’esprit de l’auditeur. L’album peut également être apprécié indépendamment du film, en tant que disque instrumental de grande qualité, signe d’une excellente BO. Contrairement à la mélodie de The Mission, qu’on sifflote avec un peu de honte (Jamaux en dit très justement: “elle est naze mais elle marche bien” ), les deux compositeurs livrent ici une OST dont l’écoute est dénuée de plaisir coupable.

Et si la BO ne suffit pas, voici la scène finale, un affrontement sous la pluie:

*: j’ai tenu dix minutes, jusqu’à ce que la gueule de chien battu de Johnny (le chanteur français insupportable qui nous gonfle depuis trop d’années, pas le talentueux réalisateur hongkongais, et d’ailleurs ça s’écrit pas pareil) me fasse abandonner la lutte. J’ai néanmoins eu le temps d’assister au meurtre de Sylvie Testud par des gangsters sans pitié, évènement qui m’en a touché une sans remuer l’autre; depuis, je ne sais que penser: l’interprétation de l’actrice était-elle ridicule au point de neutraliser toute empathie, ou suis-je devenu un être indifférent devant la souffrance et les pires crimes? Et si la deuxième proposition est vraie, le passage à l’acte est-il inévitable? La suite au prochain billet de ce blog, écrit depuis la prison la plus proche.

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