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Salles obscures #1: le Gaumont Rio Mulhouse

April 13, 2010

Gaumont Rio

Photo du blog Ciné-Façades

  • Adresse: 7 avenue de Colmar, Mulhouse
  • Statut: fermé le 1er janvier 2000, reconverti en commerce. S’est donné la mort sous les yeux de son frère cadet, le Gaumont Palace (10, avenue de Colmar), suite à l’implantation du Kinepolis, le 25 décembre 1999.
L’histoire de ce cinéma remonte à 1910, année où il est créé, sous le nom de Thalia. Il faut attendre 1958 et la construction d’un nouveau cinéma, pour que le nom Rio apparaisse. Ce fringant écrin pouvait accueillir 1500 spectateurs.
Après de multiples transformations et rénovations, en 1991, il est rebaptisé Gaumont Rio. Ses 3 salles attirant de moins en moins le public mulhousien (je me souviens de la vétusté des sièges, des tapisseries et moquettes défraîchies, des écrans et du son pas à la hauteur du frère cadet Palace), le cinéma ferme ses portes le jour de l’an 2000.

Source. Merci au blog Ciné-Façades, qui recense les salles de cinéma françaises.

Un autre site qui parle du Rio.

Photo riquiqui mais les images du Rio sont rares. Via.

C’est le premier souvenir que j’aie d’un cinéma: il fait nuit mais l’air est doux dehors, nous sommes en été; il n’y a que des grandes personnes autour de mes parents, mon grand frère et moi. Nous sommes venus en voiture. Le Rio est situé avenue de Colmar, une des artères du centre ville de Mulhouse. J’ai 3 ou 6 ans*. Le hall est faiblement éclairé, le noir et le rouge sombre dominent. L’odeur du pop corn, de la moquette et des sièges est une nouveauté pour mon nez de cinéphile novice. L’intérieur de la salle est sombre. Les marches des escaliers sont éclairées par de fines lignes lumineuses, je les observe longuement (on est proche du sol quand on a 3 ou 6 ans). Le film commence; un rectangle de lumière est projeté sur un mur blanc (j’ai appris le mot “écran” plus tard). Batman est une silhouette noire inquiétante drapée dans sa cape immense, dont seul le bas du visage apparait sous le masque.

Nous sortons du cinéma, nous dirigeons vers le Mc Donald’s tout proche sur l’avenue, prenons des Happy meal pour mon frère et moi, et des hamburgers pour nos parents. Nous rentrons à l’appartement, où nous attend Bà nôi, notre grand-mère paternelle. Nous dînons. Quelques jours plus tard, mon frère recevra un badge Batman: fond jaune, symbole de la chauve-souris en noir. J’ai été jaloux de lui pendant un bon moment après ça.

*: avant d’écrire cet article, j’étais persuadé d’avoir vu Batman, le premier du nom, par Tim Burton. Le premier film est sorti le 13 septembre 1989, Batman returns le 17 juillet 1992. J’aurais donc vu un Batman à l’âge de 3 ou 6 ans; les deux étant classés tous publics et sortis durant l’été; les deux possibilités sont envisageables.

NB: je m’excuse d’avance pour les inexactitudes présentes et futures, ma mémoire est désastreuse. Pour ma défense, un souvenir est la façon dont on se rémémore un événement, et diffère de ce qui s’est véritablement passé. La subjectivité, l’oubli d’un détail, les années qui nous séparent de cet événement font leur travail d’usure et de remodelage de ce souvenir.

Ce dont je me souviens du Rio:

  • L’entrée du cinéma (l’espace extérieur entre le trottoir et le hall, pour être précis) était encombrée par le magasin de maroquinerie/bijoux/accessoires d’à côté (voir photo).
  • J’y ai fait plusieurs fêtes du cinéma, alternant entre les séances du Rio et de son grand frère le Palace, situé de l’autre côté de l’avenue. Je n’ai pas encore retrouvé les tickets.
  • J’ai le souvenir (cf mea culpa ci-dessus) d’y avoir vu Waterboy, qui était consternant et pas drôle, avis partagé par mon frère et un ami du collège croisé à la sortie de la salle. J’en ai conçu une haine viscérale pour Adam Sandler (comment ce crétin antipathique et dénué de tout talent comique pouvait-il avoir tant de succès?), jusqu’au visionnage de Punch Drunk Love. Depuis, nous sommes réconciliés (Funny People, You don’t mess with the Zohan sont passés par là).
  • J’y ai vu la reprise du Livre de la jungle de Disney (mais suis tombé malade après; un des ingrédients de mon repas hamburger-eskimo au chocolat-fraises tagada était fautif, je soupçonne les tagada et refuse d’y toucher depuis).
  • Durant la fête du cinéma, avec un ami croisé sur place: South Park. Saddam et son godemiché, “Opération: planquons-nous derrière les bronzés”, la chanson de Terrance et Philip. Mes côtes s’en souviennent encore.
  • D’autres souvenirs qui me reviendront peut-être.
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